Concert de sortie de l’album “Elsewhere”

C’est à l’espace 238 de Bristol que la sortie officielle de l’album “Elsewhere” a eu lieu.

C’est bien sur le sol anglais où ces graines créatives avaient été semées et plantées, elles ont grandi adossées à plusieurs tuteurs, pour enfin s’imprégner de leurs environnements, déployant des pétales de couleurs bien à elles. Bristol est une ville avec un bouillonnement culturel propice me rappelant ces musiciens et chanteurs talentueux, qui avaient forgés ma nomenclature musicale dans ma bulle adolescente aux écouteurs. On se rappelle de Portishead, Massive attack, et Goldfrapp.

C’est bien à Bristol que Simon Leach et moi avons remis d'aplomb ces compositions désorganisées et bancales à l’état de brouillon pour révéler leurs messages poétiques et rythmiques. L’étape de composition a pris un an et s’est fait au parc ou sur le piano de ma grand-mère.

Puis le confinement de la pandémie, entre les périodes d’isolation, nous enregistrions dans un loft de quelques mètres carrés sous les toits dans le studio de Joe Simmons appelé “Lab grown studio”. Mon fils venant de naître, il y avait, ce petit humain aux grand-yeux, attentif à chaque oscillation de ma voix. On se rappelle attendris un enregistrement d’Aragorn’s armour où la prise avait été parfaite, si ce n’est qu’un soupir de contentement du bébé après la tété était audible, et que nous avions dû recommencer.

Simon a une grande capacité d’improvisation et en même temps la rigueur d’un compositeur comprenant l’aspect mathématiques et précis de la musique. Je ne pouvais trouver meilleur compagnon pour m’épauler, surtout qu’étant multi-instrumentiste, il est en capacité d’écrire les partitions de chaque instrument ce qui est un atout majeur. Quasiment toutes les compositions ont été batties, transformées ou renforcées par ce binôme: moi et Simon. Je n’ose rien sans son approbation.

Joe, un personnage aérien a su soigner le rendu des voix et a amené tous ces instruments interstellaires non-identifiés qu’on a surnommés comme “sons venants de la boîte magique de Joe”. Il a enveloppé mes compositions de ces choeurs et nappes éthériques musicales leurs donnant un aspect onirique et enchanteur.

La post-production a été envoyé en France pour réécrire et consolider la partie bass-batterie au studio Le Zèbre de Besançon avec le charmant et efficace Flavien Van Landuyt, au vocabulaire de “saperlipopette” et de “c’est pas complètement déconnant”!

Antoine Passard, avec une allure de savant fou, batteur du groupe de renom “Bigger”, ayant su épouser le rythme variable de mes compositions, a également amener son grain de sel.

Tout ceci pour sortir quatre ans plus tard cet album aux petits oignons et le déposer par une représentation au point d’origine de sa création.

C’était vraiment fabuleux de pouvoir faire ce concert de sortie d’album avec Simon à mes côtés, à la guitare, et au piano, et Joe Evans à la contrebasse amenant ces notes dramatiques et ces soubresauts du coeur à l’archet, qu’amènent les instruments à cordes. Cet homme, danseur lui-aussi, au visage félin garde son calme en toute circonstances.

Les danseurs de contact improvisation ont fait une démonstration sur Aragorn’s armour, et le clip de “danse d’espérance” filmé dans ce même espace a été projeté sur le mur.

Joe Simmons était dans la salle observant curieux et ému notre creation collective se mouvoir avec la spontanéité du live.

Mission accomplie. Création livrée à son public, j’espère que la prochaine connaîtra une maturation plus rapide et sera de qualité égale ou meilleure.

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Article dans le journal l’Est républicain

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Sortie du clip “Danse d’espérance”